La fièvre catarrhale ovine
La fièvre catarrhale ovine (FCO) ou « langue bleue du mouton » est une maladie animale qui touche tous les ruminants, mais ne se transmet pas à l’homme. Son introduction inattendue au nord-est de l’Europe date du mois d’août 2006.
L'introduction de la forme 8 de la FCO aux Pays-Bas en août 2006 a surpris. En effet, habituellement présent
dans les zones tropicales et subtropicales, le "virus 8" de la maladie était considéré, jusqu'à présent comme exotique. L'origine de son émergence demeure encore incertaine,
mais est sans doute liée aux échanges commerciaux. Le nord-est de l'Europe est aujourd'hui largement affecté ( dix états membre plus la Suisse). La France a été surtout touchée à partir de
2007. Depuis le début de la crise, plus de 21 500 cas ont été recensés. Dans notre pays, la maladie apparaît sous une forme différente: le "sérotype 1". C'est celui qui sévit dans le
Sud-Ouest. Un premier bilan depuis l'apparition de l'épizootie en France fait état de 65 000 bovins morts et 32 000 petits ruminants ( rapport de Mme Nicole Bricq, sénateur PS de
Seine-et-Marne, 10 juillet 2008).
Face à cela, le gouvernement a rendu obligatoire la vaccination contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) pour les bovins et ovins depuis 2008, dépossédant une fois de plus les éleveurs de leur choix de soins envers leurs animaux. La FCO est une maladie non contagieuse et vectorielle. Cette affection ne présente aucun danger pour l’homme, par contre sa prophylaxie obligatoire (vaccination, désinsectisation) pourrait provoquer de sérieuses difficultés pour la santé humaine.
Outre le fait que la vaccination n’est pas anodine, provoquant dans de
nombreux élevages des problèmes sanitaires immédiats sur les cheptels ainsi que des problèmes à plus long terme via les adjuvants (hydroxyde d’aluminium, squalène, thiomersal
qui est un composé mercuriel, ...) contenus dans les vaccins. Elle s’oppose au développement de l’immunité naturelle beaucoup plus efficace à long terme et tellement plus économique pour la
société et les éleveurs.
De nombreux éleveurs dans toutes la France ne sont pas disposés à suivre aveuglement la propagande de l’Etat et refusent les obligations de vaccination et de désinsectisation (forte nuisance environnementale). Ils se sont dans un premier temps réunis dans des collectifs (à ce jour 70 départements concernés) et se sont regroupés ensuite sous une coordination informelle. Une association (Groupement Des Refuseurs aux Obligations FCO) s’est mise en place pour assurer la défense juridique de ceux qui subissent les foudres de l’administration.
Après plus d’un an de lutte et de travail technique sur la maladie, l’obligation vaccinale vient d’être
reconduite pour l’année 2010 avec un nouvel arrêté ministériel qui prévoit de lourdes sanctions pour les refuseurs allant jusqu’à l’abattage des troupeaux ! Il devient urgent que les
refuseurs soient soutenus par tous ceux qui se sentent concernés par l’avenir d’une agriculture respectueuse du monde vivant et pour que les éleveurs soient libres de leurs
choix.
Pour ce faire les refuseurs vont mettre en place des comités de soutien et des comités de vigilance dans toute la France. Les comités de soutien seront utiles pour la logistique et le financement (promesses de dons) des actions en justice. Les comités de vigilance seront composés de personnes proches des refuseurs pour les aider et les soutenir si l’administration met en place des actions violentes, comme des vaccinations de force, l’euthanasie et l’abattage des animaux non vaccinés.
C’est dans ce contexte là que nous appellons à nous soutenir pour mener à bien notre combat pour pouvoir choisir en toute liberté les soins pour nos animaux et participer ensemble à la préservation de notre environnement et au bien-être de chacun.
Voir Création d'un comité de soutien
Source: http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/dossiers/34690064-fr.php